Nombreux. Chanceux. Heureux.
Nous étions près de 60 mercredi soir à l’occasion de la rencontre avec l’écrivain islandais Jón Kalman Stefánsson.
Une voix de la littérature qui compte, qui marque, qui résonne, chez de nombreux lecteurs et jusqu’à la librairie Les Chemins du Livre.
Son dernier roman « Corps célestes à la lisière du monde » paru aux éditions Christian Bourgois rejoint une œuvre littéraire riche désormais de dix romans traduits en français, que l’on distingue, que l’on savoure pour sa poésie, sa sensualité, sa beauté déchirante, ses questionnements métaphysiques, ses contrastes fulgurants, sa capacité à explorer l’âme humaine et à s’engouffrer dans des failles qui parfois sont les nôtres.
Corps célestes à la lisière du monde, remarquablement traduit par Éric Boury
Une des grandes forces du roman réside dans sa capacité à nous immerger dans le passé sans nous abstraire du présent.
La résonance avec notre époque y est frappante, en ce sens que le texte dénonce la propagande et la réécriture de l’histoire par le pouvoir en place, et la difficulté de défendre la vérité et la justice, au risque de blesser voire mettre en péril les siens.
Par ses propos et ses écrits Jón Kalman Stefánsson sonde la complexité humaine et la force de l’écriture.
