A travers le portrait d’une famille aristocratique anglaise en deuil du patriarche, Anna Hope décrit avec justesse comment un héritage — aussi opulent soit-il — peut venir rejouer les places des uns et des autres, peser sur les relations et remuer le passé. Un passé parfois même plus lointain que ce qu’on pourrait imaginer…
Un récit vivant et douloureux dans lequel les dialogues entre héritiers se veulent essentiels.
Un grand merci à Anouk Shutterberg, aux éditions Récamier et au public présent ce jeudi à la librairie !
Une rencontre qui nous aura permis d’évoquer le goût de la romancière pour les histoires et les thrillers en particulier, son plaisir de plonger des personnages ordinaires dans des situations extrêmes et celui de jouer avec ses lecteurs tout en leur proposant « une expérience immersive et sensorielle ».
Après « Jeu de peaux », « Bestial », « La nuit des fous » et « In extrémis », « 14 minutes 2 secondes » est le cinquième roman d’Anouk Shutterberg.
Une nouvelle fois et pour notre plus grand plaisir, Pierre Adrian se lance sur les traces d’un écrivain.
Après Pasolini et Pavese, c’est Jack Kerouac qui conduit le romancier accompagné de son ami photographe Yann Stofer à rejoindre Brest près de 60 ans après le court séjour qu’y a passé l’auteur de « Sur la route ».
L’esprit de liberté et le vagabondage du duo donnent vie à un récit littéraire, baroque, drôle et mélancolique qui rend hommage à l’icône beatnik autant qu’à la cité finistérienne.
Ce roman sensible capte l’air paradoxal de notre temps dans lequel la saturation des traces numériques dissout les contours de la vérité.
Romane Monnier disparaît. Où se cache-t-elle ?
Dans son smartphone ? Là où notre empreinte numérique devient notre irréductible double sans substance, notre reflet le plus fidèle et le plus trompeur, le plus proche et le plus loin de nous.
A qui doit revenir la gestion de l’eau ? La commune de Saint-Firmin doit élire son maire et traiter ainsi la question de ce commun absolument vital qu’est l’eau de façon technocratique ou bien de façon apparemment plus idéaliste.
Des dialogues savoureux, une narration bien menée et des personnages très incarnés à travers lesquels l’auteur mène habilement une réflexion riche, instruite et facétieuse sur les enjeux contemporains relatifs à la raréfaction de l’eau.
Un récit édifiant qui remet en place les réalités de l’univers mythifié des westerns et de ses glorieux cowboys.
L’auteur déroule, non sans parfois une certaine tendresse, le destin de cette jeunesse abandonnée et sacrifiée, vouée à une mort précoce dans des combats dérisoires.
Cette jeunesse s’incarne dans le personnage de Bill, dit Billy le Kid, dont Eric Vuillard rassemble les éléments épars en historien du réel, dénonçant d’une écriture au scalpel les volontés de puissance, le cynisme et le mensonge de ceux qui s’enrichissent sans remords sur la violence infligée aux fragiles. Racines d’une démocratie à ce jour éprouvée, message sous-jacent du récit ?
Yéhuda, Moshé, Bennie : trois générations d’hommes de la famille Goodman et autant de trajectoires d’affranchissement et d’émancipation face aux traditions familiales et religieuses.
De la Pologne à Anvers, des années 1920 aux années 1970, l’auteur pointe habilement par un jeu d’allers-retours les scènes déterminantes de la vie de personnages attachants, dont il ausculte les blessures, les silences et les secrets.
Soutenu par une écriture cinématographique et porté par un regard précis sur le cercle des diamantaires et sur la communauté juive, le premier roman de Michaël Dichter questionne la transmission et se révèle passionnant.
Alaska, glacier Chugach près d’Alexander Bay, Le refuge. C’est là que Félix le nouveau gardien homme à tout faire doit accueillir Alex, scientifique, spécialiste de la neige, Vera jeune conteuse, habituée des lieux et cinq alpinistes chevronnés venus faire l’ascension de la pointe Chugach en plein hiver.
Comme les auteurs de nature writing, F. Abergel nous transporte et nous fait sentir les conditions extrêmes. Et comme un auteur de thriller, il a aussi le sens de la dramaturgie.
Philippe Besson a attendu l’autorisation de sa mère pour écrire ce livre sur son grand-père qui est toujours resté pour lui un inconnu. Mais quel secret peut être aussi pesant pour que cet homme ait été effacé de l’histoire familiale ?
Un récit (auto)biographique qui nous fait traverser le mystère, la honte, mais aussi l’amour inéluctable.
Savoureux moment passé en compagnie de Macha Séry venue présenter à la librairie Les Chemins du Livre son roman « Patriotic School » paru dans la collection Série noire aux éditions Gallimard.
Un échange qui a confirmé un bel équilibre entre la réalité du lieu et de l’époque, à savoir un haut lieu du contre-espionnage britannique durant la seconde guerre mondiale, et le talent et l’imagination de la romancière pour signer une chronique incarnée par des personnages fictifs, rythmée par de nombreux dialogues et teintée d’humour.
Magnifique soirée passée en compagnie de la poétesse et romancière suédoise Linnea Axelsson venue présenter « Ædnan terre-mère » paru aux éditions Paulsen.
Un texte envoûtant, émouvant, en vers libres, aux accents épiques qui nous fait ressentir sur un siècle la souffrance et la résistance de familles sames.
Nos échanges et les lectures d’extraits (dont le premier en langue suédoise et le dernier dans l’une des langues sames) nous ont entraînés dans un fleuve de mots.
Un portrait vibrant d’un peuple autochtone face à la disparition et l’effacement mais aussi mu par la révolte dans l’espoir d’une renaissance.
Un immense merci à Linnea Axelsson qui a inauguré sa tournée en France à Maisons-Laffitte, à Sara Bussenot pour la traduction et à Aurélie Charron et Vanessa Brusson des éditions Paulsen. Sans oublier le public venu en nombre assister à cette rencontre.
Un grand merci à Gabrielle de Tournemire venue présenter son premier roman « Des enfants uniques » paru aux éditions Flammarion.
Grâce aux multiples regards et voix des personnages, Gabrielle de Tournemire élabore un récit à la fois sensible, précis et nuancé, tour à tour émouvant, tendre et parfois drôle.
Une belle histoire d’amour, touchante et lumineuse, entre Luz et Hector, deux êtres « autrement capables ». Un éclairage subtil du handicap
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